23 bis rue Louis Pasteur

23 BIS RUE LOUIS PASTEUR

 

Les fleurs d’hortensia
qui coiffent le mur de la terrasse
luisent de poussière pluviale.

Les pixels colorés
des pavés me ramènent
à nos jeux d’enfants.

 

Guillaume Riou, in Les Citadelles, revue de poésie, n°20, Paris, 2015.

 

23 bis rue Louis Pasteur - Pavés de la terrasse

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La légende du Kerdeck – Poème de Jean-Louis Dubut de Laforest

La légende du Kerdeck

 

C’est fête patronale au Kerdeck, en Bretagne,
Ivon roi des binious, Ivon jeune et charmant,
Mène le bal, et gai comme un appel d’amant
Le biniou fait vibrer la grève et la montagne.

Seul, Ivon chante encor, vers le soleil mourant :
Plus doux est son refrain, plus noire est la campagne !
L’homme tremble d’amour, quand du flot qui le gagne,
Une femme s’élance et des bras l’entourant : Lire la suite…

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Awen ou le faiseur de lumière – Poème de Jean-Louis Gault

Il n’y a en nous rien qui soit inacceptable,
sinon le jugement maladroit
que nous portons sur notre nature
et le geste de ne pas oser l’amour.
L’amour ne connaît de limites
que notre peur et notre égoïsme.
Fasse que nous puissions être
éternellement enfants
pour que s’élargisse enfin
la porte lumineuse donnant sur l’univers. Lire la suite…

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J’aimerais m’en aller – Poème de Marcel Maillet

Ce poème de Marcel Maillet est celui qui me touche le plus. Sans doute parce que j’y retrouve mes racines et ma terre, mais aussi parce qu’ il a une véritable musicalité imprégnée de mysticisme.

A chaque lecture ou écoute de ce texte, je vibre au fil des vers. Son lyrisme m’emporte dans un flot mêlant imaginaire et souvenirs. Je sens les embruns marins, l’odeur des fougères et de l’arène granitique.

J’ai témoigné à Marcel Maillet de la force que je perçois dans son poème. Force métaphysique, par son thème et force physique par les matières bretonnes dont il est pétri. Lire la suite…

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La nuit d’Audierne – Poème de Philippe Démeron

La nuit d’Audierne

1

Soldats de la nuit pélagienne
sombres guerriers bardés de brumes
combattrons-nous le jour venu
votre cohorte élyséenne
envahisseurs sanglés d’écume
amoureux de fleurs noires et de mésaventures
galériens sans pardon de hauts-fonds et d’abysses
pourquoi sous vos mâtures
ornées de blêmes amertumes
guidez-vous sans repos nos timons aux supplices ? Lire la suite…

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La Chair de l’Acier – Poème de Jean Le Roy

J’ai découvert le poète Jean Le Roy (1894-1918) grâce au travail d’une association de passionnés d’histoire : Les Amis de Louis Le Guennec. Ces derniers ont remis en lumière ce poète quimpérois oublié en re-publiant cette année ses œuvres dans l’ouvrage « Jean Le Roy, de Quimper aux tranchées. Itinéraire d’un poète oublié. »

Ce breton qui côtoie Cocteau, Apollinaire, Havet, Pach, est fauché au combat en 1918.

La Chair de l’Acier

Quand nous sentions nos muscles élastiques
soulevés de plaisir
à marcher sur les trottoirs lisses de Paris,
ou l’été, quand nous nous réjouissions dans l’eau
et quand nous laissions cuire
sur le sable notre peau,
au temps où les membres semblaient
malgré le poids des voûtes bleues, légers,
nous ne connaissions pas encore
la valeur, la fragilité
de la matière dont est bâti notre corps. Lire la suite…

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Audierne – Poème de Daniel Guézengar

AUDIERNE

à Anne Péron.

Je ne demande plus que des bonheurs d’un sou :
Muser, au mont Saint-Jean, parmi le vent, la lande,
D’où tenir, d’un regard, le port, la ville grande,
Saluer le Goyen au pied de Suguensou ;

Me glisser sous les pins aux saillantes racines,
Sous les chênes, brassant des flammes de soleil ;
Sentir la vie, intense, aux sous-bois de sommeil ;
A deux mains, puiser l’eau des sources, aux ravines ; Lire la suite…

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Ar mor (La mer) – Poème de Jean-Pierre Calloc’h (Bleimor)

Retour aux sources, avec un poème en breton sur la mer, du poète groisillon Jean-Pierre Calloc’h (1888-1917), suivi de sa traduction :

AR MOR
(Kan eun emzivad)

(Yes Kerne*).

Me da gar, o môr don,
A iud evel eul lon
Pa c’houez ar gorventen !
Pa welan da c’hoummou
0 tired a dammou
Warzu d’am énézen !

Me gar da c’huannaden
0 tont war an aezen
Beteg va wele-kloz,
Hag ar soniou seder
A gannez er pellder,
En sioulder kun an noz. Lire la suite…

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Huelgoat. Le soir, au bord du lac – Poème de Charles Le Bras

En faisant du tri dans ses papiers, ma grand-mère a remis la main sur une série de vieux journaux. Parmi eux se trouvait un numéro du journal républicain Le Citoyen daté du jeudi 23 août 1923 (n°35), dans lequel j’ai eu le plaisir de découvrir un sonnet du breton carhaisien Charles Le Bras :

HUELGOAT
Le soir, au bord du lac

 

La pourpre des flots, où des saules chevelus
Se reflètent encor dans les clartés mourantes,
Se mue en rose et mauve aux teintes dégradantes,
Et les blancs nymphéas ne se voient déjà plus. Lire la suite…

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Bistrots audiernais – Poème d’Yvonne Guézengar

Au fait de ma passion pour la poésie, ma grand-mère (Anna Oswald) vient de me communiquer des poèmes d’auteurs qui vécurent à Audierne, ce charmant petit port du Cap-Sizun.

Je connais bien Audierne pour y avoir passé d’inoubliables moments de bonheur en famille. Mais je le redécouvre sous un aspect plus historique au fil des vers des Guézengar.
Le poète Daniel Guézengar, alors bien connu des audiernais, croquait entre autres le port breton, ses lieux de vie, ses paysages, ses habitants. Et j’ai appris, par le biais de leur fille qui m’a laissé un commentaire sur cet article, que son épouse Yvonne Guézengar (née Yvonne Kersaudy) écrivait également des poèmes.

Egarée aux oubliettes de l’histoire, leur œuvre poétique mérite d’être mise en lumière. Retrouvons ensemble l’Audierne des Guézengar.

Pour commencer, trinquons : yecʼhed mat ! Je vous propose d’explorer Audierne par ses bistrots de l’époque, sous le regard tendre et amusé d’Yvonne Guézengar :

BISTROTS AUDIERNAIS

 

Salut à toi, Audierne, ô pays des bistrots !
Bistrots des quais brumeux, odorants de vin rouge,
Et bistrots enfouis dans les rues loin des flots
Bruyants et enfumés, obscurs comme des bouges. Lire la suite…

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