500 connards sur la ligne de départ – Chanson de Renaud

500 connards sur la ligne de départ

500 CONNARDS SUR LA LIGNE DE DÉPART

 

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d’enfoirés
Au vent du Ténéré

Le rallye mécanique
Des Mad Max de bazar
A r’commencé son cirque
Au soleil de janvier

Vont traverser l’Afrique
Avec le pied dans l’phare
Dégueulasser les pistes
Et revenir bronzés

Ravis de cet obscène
Et pitoyable jeu
Belle aventure humaine
Selon les journaleux

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents couillons dans leurs camions
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d’enfoirés
Au vent du Ténéré

Passe la caravane
Et les chiens n’aboient plus
Sous les roues des bécanes
Y’a du sang répandu

C’lui des quelques sauvages
Qui ont voulu traverser
Les rues de leurs villages
Quand vous êtes passés

Comme des petits Rommel
Tout de cuir et d’acier
Crachant vos décibels
Aux enfants décimés

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d’enfoirés
Au vent du Ténéré

Combien d’années encore
Ces crétins bariolés
F’ront leur terrain de sport
D’un continent entier

Combien d’années enfin
Ces bœufs sponsorisés
Prendront l’sol africain
Pour une cour de récré

Dans leurs joutes odieuses
Les bonbons bien au chaud
Au fond de leurs délicieuses
Combinaisons fluo

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d’enfoirés
Au vent du Ténéré

 

Renaud, in l’album Marchand de cailloux, Virgin Records, 1991
Texte présent dans le livret de l’album.

 


Renaud en direct dans Les Nuls l’Émission, sur Canal+ le 15 février 1992

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Dirty Diana – Chanson de Michael Jackson

Dirty DianaLes jambes de Lisa Dean dans le clip Dirty Diana – 1988

 

DIRTY DIANA

 

You’ll never make me stay
So take your weight off of me
I know your every move
So won’t you just let me be
I’ve been here times before
But I was too blind to see
That you seduce every man
This time you won’t seduce me

She’s saying that’s Ok
Hey baby do what you please
I have the stuff that you want
I am the thing that you need
She looked me deep in the eyes
She’s touchin’ me so to start
She says there’s no turnin’ back
She trapped me in her heart

Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Let Me Be !

She likes the boys in the band
She knows when they come to town
Every musician’s fan after
The curtain comes down
She waits at backstage doors
For those who have prestige
Who promise
Fortune and fame, a life that’s so carefree

She’s saying that’s Ok
Hey baby do what you want
I’ll be your night lovin’ thing
I’ll be the freak you can taunt
And I don’t care what you say
I want to go too far
I’ll be your everything
If you make me a star

Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana…
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana…
Diana !
Diana !
Dirty Diana !
It’s Diana !

She said I have to go home
‘Cause I’m real tired you see
But I hate sleepin’ alone
Why don’t you come with me
I said my baby’s at home
She’s probably worried tonight
I didn’t call on the phone
To say that I’m alright

Diana walked up to me,
She said I’m all yours tonight
At that I ran to the phone
Sayin’ baby I’m alright
I said but unlock the door,
Because I forgot the key,
She said he’s not coming back
Because he’s sleeping with me

Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana
Dirty Diana…
Come on !
Come on !
Come on !
Come on !

 

Michael Jackson (1958-2009), in l’album Bad, Epic records, 1987

 

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Amazoniaque – Chanson d’Yves Simon revisitée par Christine and The Queens

AmazoniaqueFresque murale de l’artiste Street art Raiz, à Manaus.

 

AMAZONIAQUE

 

Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…

Mes nuits d’insomnie j’me perds dans les forêts d’Amazonie
Dans tes cheveux, tes bras qui m’enserrent, c’est bien là que j’me perds
Les indiens d’Amazonie attrapent au cœur des maladies
Contagion express envoyée par courrier civilisé

Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…

Paradis zéro en Amazonie, j’me balade à minuit
L’ibis était rouge, banlieue nord, je bois un verre dans un bouge
Du côté d’la zone bleue, sur les trottoirs je zone, c’est là ma zone
Carrefour et j’me perds, le cafard, l’feu est vert sur les boulevards

Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…

Mes nuits d’insomnie j’me perds dans les forêts d’Amazonie
Trous noirs de l’espace, les avions de chasse ont disparu
Mes nuits d’insomnie j’me perds dans les forêts d’Amazonie
En haut de tes cuisses, une ombre cicatrice, Amazonie

Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…
Amazoniaque… Ama…

 

Christine and The Queens, in l’EP Mac Abbey, 2012.
Paroles extraites de la chanson Amazoniaque d’Yves Simon, in l’album USA/USSR, 1983.

 

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Putain si ça revient – Chanson de No One Is Innocent

Putain si ça revientMarine et Jean-Marie Le Pen en avril 2015 (REUTERS/Pascal Rossignol)

 

Putain si ça revient

 

Retour de flamme, avis de tempête
Le pyromane tient l’allumette
Retour de flamme sur le bulletin
Et 2002 n’est pas si loin
Il paraît que tout va bien
Le changement, c’est pour demain
Faut conquérir et reconquérir
Et peu importe le moyen

Elle était belle en bas résille
Elle allait charmer les serpents
Aujourd’hui l’Europe est une vieille fille
Qui s’offre, facile, aux plus offrants
Jusqu’ici tout va bien
Les frontières c’est pour demain
Retour de la sainte morale
On nous prédit le retour de l’ordre total
Si ça revient

T’as le droit de rien dire, de laisser aller
De pas bouger, de rien penser
Mais y faudrait pas qu’on laisse courir
La mécanique du pire
Mais putain, si ça revient

La maladie se porte bien
Y’a toujours pas le bon vaccin
Où sont passés les canadairs ?
Pour étouffer les incendiaires
Les sales idées ont toujours faim
Pour flatter les bas instincts
Pendant l’orage, gardons le poing
Toujours à portée, toujours à portée de la main.

Méfie-toi du chant de la sirène
Derrière la belle se cache la hyène
Alors y faudrait pas qu’on aille courir
Derrière la tentation du pire
Si ça revient
Mais putain si ça revient…

Un deuxième 21 avril
Après le père, voilà la fille

 

No One Is Innocent, in l’album Propaganda, Verycords, 2015.
Texte de Kemar Gulbenkian et Emmanuel De Arriba, présent dans le livret.

 

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After laughter comes tears – Chanson de Wendy Rene

After laughter comes tears

After laughter comes tears

 

After laughter comes tears
After your laughter there will be tears

When you’re in love, you’re happy
When your in a arm, you gaze
This doesn’t last always

After your laughter there will be tears

My friends all say, don’t try to hold it in
But I can’t let that guy know how I feel
I’ll try to hold back my, my, my tears
But they keep say

After your laughter oh, oh, oh

I’ll try to hide, hide my sorrow
I wonder can I hold them till tomorrow
Maybe ill hold them for a year
But they keep say

After your laughter
Now you will see those wet little tears

After your laughter
A little biddy tear will look climb into your eye

 

Wendy Rene (1947-2014), in le single After Laughter / What Will Tomorrow Bring, Stax Records, 1964.
Auteurs-compositeurs : Mary Frierson (Wendy Rene) et Joseph W. Frierson

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Night air – Chanson de Jamie Woon

Le premier album du chanteur anglais Jamie Woon, « Mirrorwriting », est sorti en 2011 sous le label Cadent song.

Véritable ovni musical, il a connu un succès inattendu et suscité de l’intérêt pour le jeune virtuose à la voix éthérée.

Il paraît difficile de rattacher cet artiste à un genre, tant il mêle les influences. La presse évoque de la « néo-soul électro » ou du « dubstep » et le situe quelque part entre Brian Eno et Moby.

Cet album, aussi étonnant que réussi, surprend l’oreille. La voix et la mélodie se complètent admirablement et invitent à l’envol. Les « vibes » orientales mystiques qui émergent dans les morceaux Night air, Spiral ou Gravity semblent inspirées des origines familiales à la fois asiatiques et écossaises de l’artiste.

Night airPaysage nocturneLéon Spilliaert (1881– 1946), vers 1925, gouache sur papier, 64,5 x 49,5 cm

Night air

 

Night air has the strangest flavour
Space to breathe it time to savour
All that night air has to lend me
Til the morning make’s me angry

In the night air

I’ve acquired a kind of madness
Daylight fills my heart with sadness
And only silent skies can soothe me
Feel that night air flowing through me

In the night air

I don’t need those car-crash colours
I control the skies above us
Close my eyes to make the night fall
The comfort of a world revolving
I can hear the earth in orbit

In the night air

I’ve acquired a taste for silence
Darkness fills my heart with calmness
And each thought like a thief is driven
To steal the night air from the heavens

In the night air

 

Jamie Woon & John O’Kane, in Mirrorwriting, Candent Songs, Polydor, 2011.
Texte extrait de la pochette de l’album.

 

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Enter Sandman – Chanson de Metallica

Enter sandman

ENTER SANDMAN

 

Say your prayers little one
Don’t forget, my son
To include everyone

Tuck you in, warm within
Keep you free from sin
Till the sandman he comes

Sleep with one eye open
Gripping your pillow tight

Exit light
Enter night
Take my hand
Off to never never land

Something’s wrong, shut the light
Heavy thoughts tonight
And they aren’t of snow white

Dreams of war, dreams of liars
Dreams of dragon’s fire
And of things that will bite

Sleep with one eye open
Gripping your pillow tight

Exit light
Enter night
Take my hand
Off to never never land

Now I lay me down to sleep
Pray the lord my soul to keep
If I die before I wake
Pray the lord my soul to take

Hush little baby, don’t say a word
And never mind that noise you heard
It’s just the beast under your bed,
In your closet, in your head

Exit light
Enter night
Grain of sand

Exit light
Enter night
Take my hand
We’re off to never never land

 

Metallica, in l’album Metallica, Elektra, Los Angeles, 1991. Chanson écrite par James Hetfield.

 

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Veteran Of The Psychic Wars – Chanson de Blue Öyster Cult

Veteran of the Psychic Wars - Métal hurlant
Image extraite du film d’animation Métal hurlant, 1981

 

Veteran Of The Psychic Wars

 

You see me now a veteran of a thousand psychic wars
I’ve been living on the edge so long
Where the winds of limbo roar
And I’m young enough to look at
And far too old to see
All the scars are on the inside
I’m not sure if there’s anything left of me

Don’t let these shakes go on
It’s time we had a break from it
It’s time we had some leave
We’ve been living in the flames
We’ve been eating up our brains
Oh please, don’t let these shakes go on

You ask me why I’m weary, why I can’t speak to you
You blame me for my silence
Say it’s time I changed and grew
But the war’s still going on dear
And there’s no end that I know
And I can’t say if we’re ever…
I can’t say if we’re ever gonna to be free

Don’t let these shakes go on
It’s time we had a break from it
It’s time we had some leave
We’ve been living in the flames
We’ve been eating out our brains
Oh please, don’t let these shakes go on

You see me now a veteran of a thousand psychic wars
My energy’s spent at last
And my armor is destroyed
I have used up all my weapons and I’m helpless and bereaved
Wounds are all I’m made of
Did I hear you say that this is victory ?

Don’t let these shakes go on
It’s time we had a break from it
Send me to the rear
Where the tides of madness swell
And been sliding into hell
Oh please, don’t let these shakes go on
Don’t let these shakes go on
Don’t let these shakes go on

 

Blue Öyster Cult &, in l’album Fire Of Unknown Origin, Columbia Records, 1981.
Chanson co-écrite avec l’auteur de science-fiction Michael Moorcock.

 

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Oslo – Chanson de Blondino

Oslo - Blondino - Tiphaine Lozupone

 

 

OSLO

 

Oslo, y’a l’feu même à l’eau
Ici je brûle de désir, pas comme il faut
Assez fou pour porter seul le flambeau
Oslo, y’a l’feu même à l’eau
Babylone j’ai perdu mon cœur d’artichaut,
Calciné mes veines au chalumeau

Tel un homme de paille je marche épouvanté
Dans les rues embrasées en quête de rosée
Tel un homme de paille je marche sans m’arrêter
Laissant le feu ardent, le feu ardent
Ardemment m’incendier

Tokyo, y’a l’feu tout là haut
Les buildings en flammes se tordent
Ça bout sous les peaux
En point de mire l’Enfer, moi j’vise plus haut

Tel un homme de paille je marche épouvanté
Dans les rues embrasées en quête de rosée.
Tel un homme de paille je marche sans m’arrêter
Laissant le feu ardent, le feu ardent
Ardemment m’incendier

Oslo, le feu même à l’eau
J’ai brulé de désir, pas comme il faut,
Calciné mes veines au chalumeau

Oslo, Oslo, Oslo…

 

Blondino, in Blondino EP, Sony, janvier 2016.

 


Oslo – Clip de Joachim Trier en 2011.
Morceau inspiré par une descente aux enfers dans les paradis artificiels

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Batonebo – Chanson d’Odetta Hartman

Batonebo - Odetta Hartman

Par un dimanche après-midi de décembre 2015, tandis que des vagues de nuages déferlent en silence à perte de vue, je roule en direction d’Annecy. Mon attention est alors captée par une voix hors du commun. Ce blues envoûtant qui s’élève semble proche.
Je n’arrive pas à définir tout de suite si France Inter passe, dans l’émission « Very good trip », un vieux vinyle ou un morceau actuel… . Le jeu des instruments mêlé aux arrangements sonores me fait pencher pour la deuxième hypothèse.
Le refrain scande un mot que je ne comprends pas, mais résonne en moi.

Michka Assayas annonce une jeune new-yorkaise prometteuse. Au feu rouge, je m’empresse de griffonner son nom sur un bout de papier mal déchiré : « Odetta Hartman ».

Des jours passent et je remets la main sur ce nom froissé dans la poche de mon jean. Mes recherches sur Internet me mènent vers l’album « 222 » et j’écoute chaque piste jusqu’à retrouver « Batonebo ». Je le passe et le repasse. Mon cerveau est en mode « replay » comme à chaque fois qu’une chanson me procure des frissons.

J’achète l’album en ligne et découvre plus largement l’univers atypique d’Odetta Hartman. « 222 » surprend par son originalité et ses audaces musicales. Au travers des huit titres surgissent des blues-folk aux airs de Far West sauvage, de mystique ancestrale et de fraîcheur apaisante.
Sa voix de rockeuse aérienne est renversante. Alliée aux expérimentations acoustiques dont l’artiste a le secret, elle m’emporte littéralement de l’autre côté d’un miroir.

Je vous invite ici à découvrir le morceau « Batonebo » qui me plaît tant. Odetta Hartman a eu la gentillesse de me communiquer le texte par mail.
Il est inspiré d’une légende populaire Géorgienne. Un « Batonebo » est un esprit, provenant des confins de la mer, qui prenait possession des corps et y générait la maladie.
Les géorgiens associaient les infections telles que la rougeole, la variole ou la coqueluche à ces « Seigneurs » démoniaques (« Batonebi »). Ils imploraient leur clémence en chantant des berceuses (« iavnanas »), dont certaines avaient pouvoir de guérison. Des offrandes de violettes et de roses ornaient la chambre des enfants souffrants tandis que les femmes entonnaient ces chants spirituels traditionnellement réputés pour les calmer et les soulager.

 

BATONEBO

It’s true – I could have done better
But I won’t be bullied to fully take the blame
You came – into my body like a spirit
So I have determined your proper name

Batonebo
Leave me be
I’ll give you roses and violets
If you stop inflicting violence on me

Forgive – my cancerous emotions
Here I offer these devotions to appease
Now please – da tik’bit
Filter out of me
So I can drown out this supernatural scream

Batonebo
Set me free
I’ll sing you iavnana vardo batonebo

Batonebo
Leave me be
I’ll give you roses and violets
If you stop inflicting violence on me

 

Odetta Hartman, in l’album 222, Northern Spy Records, 2015.
© all rights reserved – Odetta Hartman
Texte communiqué par l’auteure en janvier 2016. Visitez son site : https://odettahartman.bandcamp.com/



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