Cat People (Putting Out Fire) – Chanson de David Bowie

Cat people - David BowieDavid Bowie, 2002 – Portrait par Masayoshi Sukita

CAT PEOPLE
(Putting Out Fire)

 

See these eyes so green
I can stare for a thousand years
Colder than the moon
It’s been so long

Feel my blood enraged
It’s just the fear of losing you
Don’t you know my name
Well, you been so long

And I’ve been putting out fire with gasoline

See these eyes so red
Red like jungle burning bright
Those who feel me near
Pull the blinds and change their minds
It’s been so long

Still this pulsing night
A plague I call a heartbeat
Just be still with me
Ya wouldn’t believe what I’ve been thru

You’ve been so long
Well it’s been so long
And I’ve been putting out the fire with gasoline
putting out the fire with gasoline

See these tears so blue
An ageless heart that can never mend
These tears can never dry
A judgement made can never bend

See these eyes so green
I can stare for a thousand years
Just be still with me
You wouldn’t believe what I’ve been thru

You’ve been so long
Well, it’s been so long
And I’ve been putting out fire with gasoline
putting out fire with gasoline

Been so long…

 

David Bowie (1947-2016), in l’album Let’s dance, EMI, 1983.

 


Musique du film Cat people (La Féline), 1982

 

 

 

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À la gueule des noyés – Poème de Patrice Guirao, chanté par Calogero

À la gueule des noyés - épave

À LA GUEULE DES NOYÉS

 

Cravachée de lumière
La mer houle à la mort
Ses clameurs solitaires
Sur les bouées du port

Un enfant joue dehors
Le cœur dans les filets
À défier le sort
En jetant des galets.
En jetant des galets.

Bientôt il sera l’heure
Il quittera l’enfance
Tout en narguant sa peur
Il tentera sa chance

Plus loin que l’horizon
Là où l’ombre s’efface
Il doit couper les ponts
Pour retrouver les traces
Pour retrouver sa trace

Il sait que l’aube est infidèle
Et son destin comme cette houle
Qui ne déploie jamais ses ailes

Il sait que rien n’est plus cruel
Que le silence que la mer roule
Comme une caresse ou un appel
Il sait

Alors il partira
Comme est parti ce frère
Dont il parlait tout bas
Le soir dans ses prières

Personne ici ne pleure
L’absence d’un bateau
Chacun a sa douleur
Qu’il garde bien au chaud.
Qu’il garde bien au chaud.

Il sait que l’aube est infidèle
Et son destin comme cette houle
Qui ne déploie jamais ses ailes

Il sait que rien n’est plus cruel
Que le silence que la mer roule
Comme une caresse ou un appel
Il sait

Le cortège est passé
Il ne l’a pas suivi
Il ne va plus prier
Il sait qu’il a grandi

Alors les dents serrées
Il jette ses galets
À la gueule des noyés
Pour voir la mer pleurer
Pour voir la mer pleurer

Il jette ses galets
À la gueule des noyés
Pour voir la mer pleurer.

 

Patrice Guirao / Poème chanté par Calogero, musique de Calogero et Gioacchino, in l’album Calogero, Mercury, 2002.

 

 

 

Clefs : naufrage | traversée | migrants | tragédie

 

 

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