Léonard est un génie – Pensées

Suite à sa visite du Clos Lucé, à Amboise, ma grand-mère m’a offert un ouvrage sur les pensées de Léonard de Vinci (1452-1519).

Léonard est un génie
Je vous fais part ici de mes préférées :

Sur la philosophie :

« Ne pas estimer la vie, toute la vie, c’est ne pas la mériter »

« Le vide nait, quand l’espoir meurt. »

« Alors que je croyais apprendre à vivre, j’apprenais à mourir. »

« Rien ne nous trompe autant que notre jugement. »

« Pauvre est celui qui désire beaucoup de choses. »

« Il y a du mal qui ne me nuit pas ; il y a du bien qui ne m’avantage pas. »

« La sagesse est fille de l’expérience. »

« La peur nait à la vie plus vite que tout autre chose. »

« Comment notre oeil voit-il comme plus vraie telle chose dans ses rêves qu’en l’imaginant s’il se tient éveillé. »

« Le fer rouille si on ne l’utilise pas et l’eau se putréfie si elle stagne, de même l’inaction sape la vigueur de l’esprit. »

« Ô temps, passé jaloux qui consume toute chose. »

Sur la peinture :

« L’air, dès que point le jour, s’emplit d’innombrables images, dont l’œil est l’aimant. »

« Regarde la lumière et admire la beauté. Ferme l’œil et observe. Ce que tu as vu d’abord n’est plus et ce que tu verras ensuite n’est pas encore. »

« Toute notre connaissance découle de notre sensibilité. »

« Que les figures, que les couleurs, que toutes les espèces des parties de l’univers soient réduites à un point : quelle merveille que ce  point. »

Sur l’art du vol :

« Sans doute les membres des oiseaux obéissent plus facilement à leur âme que ne fera la machine à l’âme de l’homme, qui en est séparée, et surtout s’il s’agit des mouvements d’un équilibre presque insensible. Toutefois, puisque nous voyons l’oiseau pourvoir à une si grande variété de mouvements, nous pensons par expérience analyser jusqu’aux plus sensibles de ces mouvements et y pourvoir au moyen d’un instrument dont l’homme se sera fait l’âme et le génie. »

Sur l’anatomie :

« Cœur : instrument merveilleux, inventé par le Maître suprême. Celui-ci se meut de lui-même et ne s’arrête point, sinon pour toujours. »

Sur la morale :

« Demande conseil à qui se corrige lui-même. »

« Ne pas prévoir, c’est déjà gémir. »

« La nature n’enfreint jamais ses propres lois. »

« Tu fais mal si tu loues ce que tu ne comprends pas bien et pis encore si tu le blâmes. »

« Les mains dans lesquelles tombent comme neige, ducats et pierres précieuses… ces mains ne se fatiguent jamais de servir, mais ce service n’est rendu que pour le profit et non pour servir. »

« Aucun conseil n’est plus loyal que celui qui se donne sur un navire en péril. »

Sur la religion :

« Notre corps est au-dessous du ciel et le ciel est au-dessous de l’esprit. »

« Nul être ne va au néant. »

« Les hommes veulent embrasser l’intelligence de Dieu, en qui l’univers est inclus et la percer et la diviser à l’infini comme pour l’anatomiser. »

« Quelle est l’indéfinissable chose qui cesserait d’être, si on pouvait  la formuler ?  L’infini, qui serait fini, s’il pouvait être défini. »

Sur la science :

« Etudie la science de l’art et l’art de la science. »

« Un corps en mouvement acquiert dans l’espace autant de place qu’il en perd. »

Sur la santé :

« L’appétit est le soutien de la vie. »

« Je crois que le bonheur naît aux hommes, là où l’on trouve de bons vins. »

« Les cinq sens sont les ministres de l’âme. »

Sur la nature :

« L’air se meut comme un fleuve, emportant les nuages avec lui, de même que l’eau courante charrie tout ce qui flotte sur elle. »

« L’eau érode les montagnes et comble les vallées et si elle en avait le pouvoir, elle réduirait la terre à l’état de sphère parfaite. »

« La nature est pleine de causes infinies, que l’expérience n’a jamais démontrée. »