Oslo – Chanson de Blondino

Oslo - Blondino - Tiphaine Lozupone

 

 

OSLO

 

Oslo, y’a l’feu même à l’eau
Ici je brûle de désir, pas comme il faut
Assez fou pour porter seul le flambeau
Oslo, y’a l’feu même à l’eau
Babylone j’ai perdu mon cœur d’artichaut,
Calciné mes veines au chalumeau

Tel un homme de paille je marche épouvanté
Dans les rues embrasées en quête de rosée
Tel un homme de paille je marche sans m’arrêter
Laissant le feu ardent, le feu ardent
Ardemment m’incendier

Tokyo, y’a l’feu tout là haut
Les buildings en flammes se tordent
Ça bout sous les peaux
En point de mire l’Enfer, moi j’vise plus haut

Tel un homme de paille je marche épouvanté
Dans les rues embrasées en quête de rosée.
Tel un homme de paille je marche sans m’arrêter
Laissant le feu ardent, le feu ardent
Ardemment m’incendier

Oslo, le feu même à l’eau
J’ai brulé de désir, pas comme il faut,
Calciné mes veines au chalumeau

Oslo, Oslo, Oslo…

 

Blondino, in Blondino EP, Sony, janvier 2016.

 


Oslo – Clip de Joachim Trier en 2011.
Morceau inspiré par une descente aux enfers dans les paradis artificiels

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Vingt-troisième heure…

Vingt-troisième heure…

 

Les artères enneigées

de la ville

irradient,

tranchées sanguines
dans la brume laiteuse.

Des empreintes inconnues,
notes régulières
sur la portée blafarde,
se perdent en silence.

 

Guillaume Riou. Poème publié dans Les Citadelles, revue de poésie, n°17, Paris, 2012.

 

Vingt-troisième heure

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Le monstre s’éveille

Le monstre s’éveille

 

Les premières lueurs matinales percent mes volets,
roulement des ordures sur le frais pavé.
Déjà le râle agressif des moteurs…
le monstre urbain s’éveille.

Les paupières alourdies par cette trop courte nuit,
je traîne les pieds jusqu’à la cuisine.
Déjà scandales, réclames et boucheries entre deux mélodies…
le monstre urbain s’éveille.

Le calendrier s’effeuille et les minutes s’égrainent,
mon répondeur impatient vire au rouge clignotant.
Déjà la routine pour ce lundi nouveau-né…
le monstre urbain s’éveille.

Le précipité lacté dans ma tasse de gré,
semble croquer son portrait sur fond de café.
Déjà son image sensuelle en mon esprit obombré…
le monstre Désir veille.

 

Guillaume Riou

 

Le monstre s'éveille

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