Der König in Thule (Le roi de Thulé) – Poème de Johann Wolfgang von Goethe

DER KÖNIG IN THULE

 

Es war ein König in Thule,
Gar treu bis an das Grab,
Dem sterbend seine Buhle
Einen goldnen Becher gab.

Es ging ihm nichts darüber,
Er leert’ ihn jeden Schmaus;
Die Augen gingen ihm über,
So oft er trank daraus.

Und als er kam zu sterben,
Zählt’ er seine Städt’ im Reich,
Gönnt’ alles seinen Erben,
Den Becher nicht zugleich. Lire la suite…

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Les jardins de Colone – Extrait de la tragédie « Œdipe à Colone » par Sophocle

Les jardins de Colone

 

LE CHŒUR. Étranger, tu es dans une contrée célèbre par ses coursiers, dans le plus beau séjour de ce pays, tu es sur le sol du blanc Colone. Ici de nombreux rossignols font entendre leurs plaintes mélodieuses dans des vallons toujours verts, sous l’ombrage du lierre noirâtre, et dans ces bois sacrés, inaccessibles, impénétrables au jour, où les arbres chargés de fruits sont respectés des orages, et où, dans ses joyeux transports, Bacchus aime à errer au milieu du cortège de ses divines nourrices. Chaque jour la rosée du ciel y fait fleurir le narcisse aux belles grappes, et le safran doré, couronne antique des deux grandes déesses. La source du Céphise y verse à flots pressés une onde qui ne dort jamais; et sans cesse son eau limpide court à travers la plaine et féconde au loin les campagnes. Ni les chœurs des Muses, ni Vénus aux rênes d’or ne dédaignent ces lieux. Là croît un arbre que n’a jamais produit l’Asie, ni la grande île de Pélops, habitée par les Doriens, un arbre qui vient de lui-même, sans culture, l’effroi des lances ennemies et qui fleurit à une très grande hauteur dans ce pays; l’olivier à la feuille bleuâtre qui ombrage le berceau de l’enfance, élève dans cette contrée ses rameaux vigoureux. Les chefs ennemis, jeunes ou vieux, ne pourront jamais l’arracher ni le détruire; Zeus Morios et Athéna aux yeux bleus veillent sans cesse sur leur arbre chéri.

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Apocalypse

APOCALYPSE

 

Tout se prosterne au passage du seigneur Ninurta,
Dans sa rage il s’emporte et se met à hurler.
La Terre sombre alors dans l’obscurité,
Effroyables sensations, cauchemar, dégâts.

La flore est recroquevillée, la faune terrée.
Soudain les colères de Taranis, l’assaut est imminent !
Canonnades, éclairs éblouissants,
Une rafale de perles acides déferle sur le monde saigné.

Les volcans fument, râlent et vomissent.
Le sol tremble, s’ouvre et se plie.
Poséidon bouillonne, roule et jaillit.
Les éléments se déchaînent, s’unissent et anéantissent.

Tout est brûlant et amer,
L’humanité vit sa fin,
L’humanité n’est plus rien.
C’est le règne de Ragnaroecker !

 

Guillaume Riou, in la revue poétique Les idoles idolâtrées, n°5 de mai 2003

 

Apocalypse - Tornade

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