Mad world – Chanson de Tears For Fears

 

Mad worldLe désespéré – Peinture de Gustave Courbet, huile-sur-toile, 1843

 

MAD WORLD

 

All around me are familiar faces
Worn out places
Worn out faces

Bright and early for their daily races
Going nowhere
Going nowhere

Their tears are filling up their glasses
No expression
No expression

Hide my head I want to drown my sorrow
No tomorrow
No tomorrow

And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had

I find it hard to tell you
‘Cos I find it hard to take
When people run in circles it’s a very, very
Mad world
Mad world
Mad world
Mad world

Children waiting for the day they feel good
Happy birthday
Happy birthday

Made to feel the way that every child should
Sit and listen
Sit and listen

Went to school and I was very nervous
No-one knew me
No-one knew me

Now teacher tell me what’s my lesson
Look right through me
Look right through me

And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had

I find it hard to tell you
‘Cos I find it hard to take
When people run in circles it’s a very, very
Mad world
Mad world
Mad world
Mad world

And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had

I find it hard to tell you
‘Cos I find it hard to take
When people run in circles it’s a very, very
Mad world
Mad world
Halogeon world
Mad world

 

Tears For Fears, in l’album The Hurting, Fontana, 1983.
Texte de Roland Orzabal, présent sur le livret de l’album.

 

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Diagnostic – Poème anti-intégristes

DIAGNOSTIC

 

Le soleil brille par son absence ce matin.
Le temps regimbe,
las de galoper sur les braises humaines.

Sous un divin prétexte,
des vies subissent
les attaques pernicieuses d’un cénacle lefebvriste de Civitas.

Sous un divin prétexte,
des vies brûlent
dans les flammes d’une poignée de salafistes djihadistes.

Sous un divin prétexte,
des vies tremblent
au courroux d’un cercle de sionistes du Betar.

Des groupuscules religieux
fanatiques et déviants
crachent sur tous ceux qui ne leur ressemblent pas.

Monopole de leur foi !

Pureté de leur sang !

Établissement de leur théocratie !

Ils profanent, avilissent,
prêchent la censure et imposent leurs dogmes.

– Regain d’inquisition –

Extrémistes parano-haineux,
dégénérés assoiffés de justice divine,
ils concentrent ce que l’humanité a de plus faible et de plus meurtri,
de plus inconscient et de plus sombre.

Leur salut ne viendra ni du dieu vengeur qu’ils fantasment

ni de leurs divagations prophétiques,

mais au mieux :

d’une bonne intraveineuse de laïcité,

d’un comprimé de tolérance matin et soir,

d’un épais sirop de fraternité

et d’un profond lavement aux essences d’humanisme.

 

Guillaume Riou, décembre 2012.

Diagnostic

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La folle du marché d’Annecy – Poème satirique de Thomas Ibanez

LA FOLLE DU MARCHÉ D’ANNECY

 

«  Elle vous jurera que nous la harcelions
       tics et grimaces lui ruinant le visage,
       vous découvrirez vite qu’elle est rongée
par le courroux de la folie. » William Peter Blatty

 

Les murs sardes ocre et vert-de-gris
ondulent paisiblement au miroir du Thiou.
Des arcades de la vieille ville
monte la criée des commerçants.

La chevelure brouillée et l’œil sombre,
elle apparaît sur le pont de la République
comme chaque vendredi de sa vie monotone.

Harpie rouge cinabre,
aigrie et envieuse du bonheur des autres,
elle entache de son ombre vacillante
les étals chamarrés du marché.

Tel un insecte scatophage
perturbant l’ambiance affable et décontractée,
elle cherche les histoires nauséeuses
et bourdonne des insultes
aux visages qu’elle croise. Lire la suite…

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La complainte de Nicole du Plessis de Richelieu

Lors de la visite commentée de l’étonnant château de Brézé (Maine-et-Loire), en août 2010, la guide nous a relaté une historiette sur Nicole du Plessis de Richelieu et sa folie douce.

Nicole du Plessis de Richelieu

Sœur du cardinal de Richelieu, Nicole du Plessis de Richelieu épouse Urbain de Maillé-Brézé en 1617. Elle est décrite dans les récits de Tallemant des Réaux comme « …folle, et elle est morte liée, ou du moins enfermée. Elle croyoit avoir le cul de verre, et ne vouloit point s’asseoir. Elle eut un temps une plaisante folie ; elle croyoit avoir froid à un petit endroit au-dessus de la main, et passoit tout le jour à y mettre des gouttes de résine, quelquefois jusques à cinq cens, et puis à les oster, selon qu’il luy sembloit que la partie se reschauffoit… ».

Amusé par l’anecdote, j’ai écris cette fantaisie :

La complainte de Nicole du Plessis de Richelieu

 

Ma peau de verre,
fragile parure,
mérite douceur et précaution !

Ne voyez-vous pas luire mon séant
aux pourpres rais de l’astre vespéral ?

Je dois m’assoupir sur le ventre,
les membres liés pour parer au moindre retournement
et ménager ainsi mon précieux revers.

De grâce, domestiques, veillez à ne pas me briser
car jamais, jamais ne s’en remettrait
l’écrin profond de Brézé !

 

Guillaume Riou. Poème rédigé en 2010.

 

Château de Brézé

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Doléances – Poème de Roger Lecomte

J’ai découvert les textes de Roger Lecomte par le biais d’un ami que l’on a en commun. Il y a dans son écriture un regard intéressant sur le monde actuel, sur ses folies, sur ses désillusions : mais sans réel pessimisme.
Alliant fraîche ironie et liberté de la langue, cet auteur vaut le détour.

 

Doléances

 

Rien ne va plus !
on nous modère nos transports
on nous colonise l’orteil
on nous dévisse l’armure
on nous inonde le bulbe
on nous titille le tilbury
on nous guili-guilite
on nous dore la praline Lire la suite…

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La plainte du Fou – Poème de Tancrède Martel

La plainte du Fou

 

Tout en humant, rempli d’une ivresse divine,
L’âcre et lourde senteur d’un beau rêve, ce soir
Je me suis élancé vers la gaze argentine
De l’Éther, ou plutôt je m’y suis laissé choir.
Je crois entendre, au fond de ma vaste poitrine,
De nombreux cavaliers, habillés de drap noir,
Hurler en galopant sur la poussière fine
De ce vaste désert qu’on appelle l’Espoir. Lire la suite…

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