Mad world – Chanson de Tears For Fears

 

Mad worldLe désespéré – Peinture de Gustave Courbet, huile-sur-toile, 1843

 

MAD WORLD

 

All around me are familiar faces
Worn out places
Worn out faces

Bright and early for their daily races
Going nowhere
Going nowhere

Their tears are filling up their glasses
No expression
No expression

Hide my head I want to drown my sorrow
No tomorrow
No tomorrow

And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had

I find it hard to tell you
‘Cos I find it hard to take
When people run in circles it’s a very, very
Mad world
Mad world
Mad world
Mad world

Children waiting for the day they feel good
Happy birthday
Happy birthday

Made to feel the way that every child should
Sit and listen
Sit and listen

Went to school and I was very nervous
No-one knew me
No-one knew me

Now teacher tell me what’s my lesson
Look right through me
Look right through me

And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had

I find it hard to tell you
‘Cos I find it hard to take
When people run in circles it’s a very, very
Mad world
Mad world
Mad world
Mad world

And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had

I find it hard to tell you
‘Cos I find it hard to take
When people run in circles it’s a very, very
Mad world
Mad world
Halogeon world
Mad world

 

Tears For Fears, in l’album The Hurting, Fontana, 1983.
Texte de Roland Orzabal, présent sur le livret de l’album.

 

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Bivouac en hiver – Poème de Erich Fried

J’ai récemment découvert la plume du poète autrichien Erich Fried (1921-1988) au travers du recueil « Cent poèmes sans frontière ».

Je suis sensible à sa poésie. Ses vers mélancoliques et percutants font mouche.
Il nous laisse entrevoir à la fois sa douleur de juif exilé et sa force d’écrivain engagé.

BIVOUAC EN HIVER
(Winterliches Biwak)

 

Nos feux clairs et joyeux
où s’en sont-ils allés ?
Ceux qui se le demandent sont assis frileux
par groupes de deux ou trois
et seul brille le froid
Lire la suite…

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Champ d’honneur – Chanson de Françoise Hardy

Champ d'honneur

Champ d’honneur

 

Il y a des jours où c’est trop, la coupe est pleine
Mauvaises nouvelles, catastrophes à la chaîne
Où l’on voudrait disparaître, mettre un terme
À cette vie de labeur et de peine
Sans plus de remords
Qu’un vieux cheval mort

Mais que tu tombes ou non au champ d’honneur
Pas plus de vaincus que de vainqueurs
Retour en beauté à l’envoyeur
Du chemin de croix avec des fleurs

Il y a des nuits d’insomnie garantie
Où l’on se tourne, retourne dans son lit
À l’horizon, ni solution ni sortie
Et dans le corps une drôle d’inertie
Pas plus de ressort
Qu’un vieux hareng saur

Que tu tombes ou non au champ d’honneur
Que l’on t’oublie vite, que l’on te pleure
Il n’y a pas de prix pour la douleur
Pas plus de vaincus que de vainqueurs

Avant qu’on claque
Là, tout à trac
Vider son sac
Comme ça, en vrac
Que tu tombes ou non au champ d’honneur
Pas plus de vaincus que de vainqueurs

Pierre, Paul ou Jacques
La crise, le krach
Foutu micmac
Rien dans les bacs
Massive attaque
Le feu au lac
Joyeuses Pâques !

 

Françoise Hardy, in l’album La pluie sans parapluie, 2010.

 

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Jeune et con – Chanson de Damien Saez

Jeune et con - Damien Saez

Jeune et con

 

Encore un jour se lève sur la planète France
Et je sors doucement de mes rêves, je rentre dans la danse
Comme toujours il est huit heures du soir, j’ai dormi tout le jour
Je me suis encore couché trop tard, je me suis rendu sourd encore

Encore une soirée où la jeunesse France
Encore, elle va bien s’amuser puisqu’ici rien n’a de sens
Alors on va danser, faire semblant d’être heureux
Pour aller gentiment se coucher, mais demain rien n’ira mieux

Puisqu’on est jeune et con
Puisqu’ils sont vieux et fous
Puisque les hommes crèvent sous les ponts
Mais ce monde s’en fout
Puisqu’on est que des pions
Contents d’être à genoux
Puisque je sais qu’un jour nous gagnerons à devenir fous,
Devenir fous

Encore un jour se lève sur la planète France
Mais j’ai depuis longtemps perdu mes rêves, je connais trop la danse
Comme toujours il est 8h du soir, j’ai dormi tout le jour
Je sais qu’on est quelques milliards à chercher l’amour, encore

Encore une soirée où la jeunesse France
Encore, elle va bien s’amuser dans cet état d’urgence
Alors elle va danser, faire semblant d’exister
Qui sait si l’on ferme les yeux on vivra vieux

Puisqu’on est jeune et con
Puisqu’ils sont vieux et fous
Puisque les hommes crèvent sous les ponts
Mais ce monde s’en fout
Puisqu’on est que des pions
Contents d’être à genoux
Puisque je sais qu’un jour nous nous aimerons
Comme des fous

Encore un jour se lève sur la jeunesse France
Mais j’ai perdu mes rêves
Je connais trop la danse
Et je sais qu’on est quelques milliards

Encore un jour se lève sur la planète France
Où j’ai depuis longtemps perdu mes rêves, je connais trop la danse
Comme toujours il est huit heures du soir, j’ai dormi tout le jour
Mais je sais qu’on est quelques milliards… à chercher l’amour

 

Damien Saez, in l’album Jours étranges, 2000

 

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Nuit d’hiver sur l’avenue d’Albigny

Souvenir d’une nuit noire de chute vertigineuse…

chute-espoir

Nuit d’hiver sur l’avenue d’Albigny

 

Les yeux d’Annecy
Se mirent dans le lac d’encre
Le froid me saisi,
Glace mon torse et s’y ancre.

Solitude, qui m’étreint,
Allège un peu ton joug !
Mes efforts restent vains,
Tu vas me rendre fou.

Cette nuit s’est abattu
Le sceau du désespoir.
Pourquoi encore bats-tu
Mon cœur, dans le noir ?

Aux entrailles des astres
Le vide m’aspire.
Mon existence est un désastre
Regarde, enfant, ce qu’est ton avenir !

A défaut de vivre mes rêves,
De vivre… je rêve.

 

Guillaume Riou. Poème écrit en février 2008.

 

Nuit d'hiver sur l'avenue d'Albigny Photo nocturne d’Annecy par Fabienne Gevaux

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Creep – Chanson de Radiohead

Je ne pouvais manquer de partager avec vous une animation Flash que j’ai trouvé en naviguant sur le web. Son auteur, Laith Bahrani, s’est appliqué avec talent et poésie à illustrer le morceau génial et mélancolique du groupe Radiohead :

CreepThom Yorke

 

CREEP

 

When you were here before
Couldn’t look you in the eye
You’re just like an angel
Your skin makes me cry
You float like a feather
In a beautiful world
I wish I was special
You’re so fucking special

But I’m a creep
I’m a weirdo
What the hell am I doing here?
I don’t belong here

I don’t care if it hurts
I want to have control
I want a perfect body
I want a perfect soul
I want you to notice when I’m not around
You’re so fucking special
I wish I was special

But I’m a creep
I’m a weirdo
What the hell I’m doing here?
I don’t belong here

She’s running out the door
She’s running out
She run run run

Whatever makes you happy
Whatever you want
You’re so fucking special
I wish I was special

But I’m a creep
I’m a weirdo
What the hell am I doing here?
I don’t belong here
I don’t belong here

 

Radiohead, in l’album Pablo Honey, 1993. Ecrit par Thom Yorke.

 


Radiohead – Creep (Acoustic) Clip par TurboLorrain

 CREEP

 

Quand tu étais ici autrefois
Je ne pouvais pas te regarder dans les yeux
Tu as l’air d’un ange
Ta beauté me fait pleurer
Tu flottes comme une plume,
Dans un monde merveilleux
Et j’aimerais être spécial,
Tu es si foutrement spéciale

Mais je suis un minable,
Je suis un raté
Qu’est-ce que je fous ici ?
Je n’y ai pas ma place

Ça m’est égal si ça fait mal
Je veux avoir le contrôle
Je veux un corps parfait
Je veux une âme parfaite
Je veux que tu remarques quand je ne suis pas là
Tu es si foutrement spéciale,
J’aimerais être spécial

Mais je suis un minable,
Je suis un raté
Qu’est-ce que je fous ici ?
Je n’y ai pas ma place

Elle s’enfuit encore,
Elle s’enfuit
Elle court, court, court…

Quoi que ce soit qui te rende heureuse,
Quoi que tu veuilles,
Tu es si foutrement spéciale
J’aimerais être spécial…

Mais je suis un minable,
Je suis un raté
Qu’est-ce que je fous ici ?
Je n’y ai pas ma place
Ma place n’est pas ici

 

Radiohead, in l’album Pablo Honey, 1993. Écrit par Thom Yorke.

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