Les houppes rétives… – Poème de Jean-Vincent Verdonnet

Les houppes rétives
de quelques peupliers
luisent à la corne du bois
et la gelée blanche
sur le pré en pente

Errant

un air d’harmonica

donne le signal de la danse
aux fantômes limpides de l’air
à l’extrême frisson des feuilles

il n’est que de passage
il laisse à l’ombre un goût de sang
pendant qu’aux ornières s’attarde
le poids des jours
sur l’échine maigre du vent

 

Jean-Vincent Verdonnet (1923-2013), in La Sape, revue d’expression poétique n°8/9 de 1985.

 

Les houppes rétivesLes peupliers et le vent – Photographie de Jean Michel Eileen

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